Chirurgie orthognathique

A qui s'adresse la chirurgie orthognathique?

La première consultation

Chez l'orthodontiste
Chez le chirurgien maxillo-facial
bagues linguales geneve

Comment se déroule l'intervention?

L’opération est pratiquée sous anesthésie générale après consultation anesthésique préopératoire. Dans la plupart des cas, le maxillaire est abordé par des incisions de la muqueuse buccale (pas de cicatrice extérieure).

Le chirurgien découpe l’os ce qui permet de le déplacer dans la direction prévue pendant l’intervention. Les fragments osseux sont alors fixés par des mini-plaques en titane (ostéosynthèse) ou parfois des fils d’acier ou de titane.

Des points de suture sont mis en place dans la bouche. Ils disparaissent en 2 à 4 semaines ou sont retirés en consultation.

Un blocage de la mâchoire du haut avec celle du bas est souvent réalisé. Les modalités et la durée du blocage seront précisées par le chirurgien.

La consolidation osseuse est obtenue au bout d’environ un mois et demi (6 semaines).

Suivant les cas, le matériel d’ostéosynthèse peut être retiré quelques mois après l’intervention (entre 6 mois et un an après l’intervention)

Anomalies sagittales

Les classes II squelettiques

Demande du patient:

Le plus souvent, le patient se plaint d’avoir « les dents du haut trop en avant », parfois de posséder un « menton trop petit » ou un « nez trop grand ». Plus rarement, la forme ou l’interposition de ses lèvres peuvent le gêner. S’il existe une supraclusion, il peut abimer sa gencive (morsure palatine ou déchaussement de la gencive devant les incisives du bas) . Dans de rares cas, c’est un ronflement, voire même un syndrome des apnées du sommeil, qui motiveront la consultation.

La classe II squelettique:

Il s'agit de la majorité de nos patients. La mâchoire du bas est en retrait par rapport à la mâchoire du haut. Il y aura un décalage dentaire associé dans le sens sagittal et parfois aussi dans le sens vertical (béances, supracclusion incisives). En général ce trouble est accompagné d'une insuffisance transversale du maxillaire (endognathie maxillaire) et une courbe importante du plan occlusal (appelée courbe de Spee).

Comment avance-t-on la mandibule:

L’ostéotomie de la mandibule (ostéotomie d’Epker, ou d’Obwegeser ou Dalpon) se fait par l’intérieur de la bouche. La proximité du nerf mandibulaire inférieur explique la perte transitoire de la sensibilité de la lèvre inférieure. Le déplacement de la mandibule modifie la position du menton et de la lèvre.

 

 

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Les classes III squelettiques

Demande du patient:

De façon simplifiée, les patients se plaignent de leur mâchoire inférieure trop « en avant ». Dans certains cas, c’est en fait la mâchoire supérieure qui est « en arrière ».

La classe III squelettique:

Par extension, les classe III squelettiques définissent les profils trans-frontaux (« prognathes »), c’est-à-dire dont la mandibule est trop en avant, ou le maxillaire trop en arrière. Ils sont associés à une mésiocclusion molaire (classe III d’Angle), et souvent un articulé inversé ou un « bout à bout » incisif. Il s’y associe fréquemment un excès vertical de la face, et un déficit transversal du maxillaire. Le volume lingual et les troubles de déglutition sont à considérer avant de planifier le geste.

Le traitement chirurgical consiste selon les cas à avancer le maxillaire ou à reculer la mandibule, et bien souvent ces deux gestes sont associés (ostéotomie bi-maxillaire) . Une génioplastie est souvent réalisée.

Comment avance-t-on le maxillaire:

L’ostéotomie du maxillaire (ostéotomie de Lefort I) se fait par l’intérieur de la bouche. La proximité du nez permet une modification de la respiration nasale. Le déplacement du maxillaire modifie la forme des sillons des joues, de la lèvre et de la position de la pointe du nez.

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